Un mois de photos pour “Télérama Sortir”

J’avais prévu une petite rubrique bien régulière durant septembre mais… alors voici les journaux.

Chronique de la semaine une et puis c’est tout.

Cette année, la rentrée est dynamisante. Je vais passer un mois à rencontrer des gens et sillonner Paris.
Les situations sont variées, les humeurs généralement bonnes malgré les difficultés réelles de la crise. J’ai été chef d’entreprise et je sais l’inquiétude qui peut rapidement tourner à l’angoisse lorsque le premier jour du mois on sait combien nous coûte d’ouvrir la porte… mais c’est le métier que nous avons choisi et ça… ça vaut de l’or.
J’ai donc le sentiment de faire des photos utiles.
mercredi 7 septembre
11:00 – Jean-François Renard m’accueille dans un beau lieu du 11ème arrondissement, une ancienne “bonbonne” comme il me dit. Deux étages, une mezzanine, des salons, des couleurs vives comme le chef… première prise de vue. J’adore les tables qu’il a lui même dessinées. Ca vient titiller mon goût “monacal”. J’en profite pour vous les montrer tiens ! oui, là, juste en dessous…

Les tables...

17:00 – Je sors du studio de Sciences & Vie Découverte où avec Cécile, la maquettiste, nous illustrons la rubrique “épate tes potes”. Des prises de vue sympa, avec des enfants toujours étonnants et/ou étonnés.

18:00 – J’arrive devant le restaurant Les Tablettes. C’est fermé. Je téléphone et une voix de femme me dit de rentrer par la porte latérale.

Couloir, cuisines, salle… personne ! Je crie : yakelkun ? puis tombe sur un corps, allongé, inconscient… frissons…pas de sang… je retente un timide “yakelkun” et, ouf, un oeil s’ouvre. C’est le chef, Jean-Louis Nomicos qui se repose avant le service du soir. Nous nous regardons, lui surpris et moi rassurée de ne pas avoir découvert un “meurtre aux tablettes”. Je le laisse se rétablir.
La salle est un immense miroir. Je cadre et déclenche à 4 pattes histoire de ne pas me voir à l’infini.

Jeudi 8 septembre

13:00 – Supplice, enfer et damnation… alors que j’ai passé la matinée à courir le palais de justice de long en large pour avoir une information que je n’ai pas eue, j’arrive, à cran, devant la porte de la pâtisserie Popelini dans le Marais. C’est beau, c’est bon, j’ai faim, je ne cèderai pas à la tentation, je ne cèderai pas…. je n’ai pas cédé. Sitôt fini, j’appelle Odile pour aller faire un ping pong dans le parc à côté. La vie est dure, oui, je sais !

16:00 – Pigalle, Affären…. une boutique de 10 mètres carrés bourrée à craquer de tout ce qu’il faut à un Suédois pour ne pas déprimer. Il y en a 20,000 à Paris… on ne se rend pas bien toujours compte…Mais là, c’est moi qui déprime… dur de faire une photo dans ce tout petit espace. La propriétaire est vraiment sympa. Rien que d’installer le pied, eh bien c’est simple, je ne peux plus bouger et me fait l’effet des harengs serrés dans les bocaux, là devant moi. Berk ! Je finis par m’en sortir, identifiant bien quelles parties de mon corps vont être courbatues demain et repars avec des grandes biscottes rondes avec un trou au milieu. Ben quoi ? C’est toujours plus léger que les gâteaux de Popelini non ?

Vendredi 9 septembre

Ouh là, la journée est chaude !

9:45 – Port d’Asnières, école de navigation. Je retrouve Denis Léger, marin et photographe. Il fait des gros plans de coques, de bois flottés et a une exposition le 22 gare Montparnasse. Le temps est gris. Me prend l’idée de l’envoyer au milieu de la Seine sur son bateau avec un tirage. C’est exactement ce qui s’appelle une mauvaise idée. Il revient à quai, nous changeons d’angle, prenons l’air. La péniche tangue un peu, je m’accroche au bateau… c’est dingue ce qu’on peut vivre comme aventure à deux pas de Paris non ?

12:00 – Fish & Rice Americano Japonais, rue Greneta. Dommage, je n’ai pas faim malgré l’air de la Seine. Le resto est récent, style cantine du marais. Le service n’est pas commencé, tout le monde hache, hache et hache… je shoote, shoote et shoote… avant de filer à Arcueil.

14:00 – c’est LE rendez-vous que j’attends. J’ai vécu deux fois à Arcueil. Une fois, lorsque je suis montée à Paris, fin 1987, et plus tard, en 2002, et pas pour les meilleurs moments de ma vie. J’en garde un sentiment mitigé. La ville a énormément changé et le patrimoine industriel est très peu maintenu. En 2003, j’avais eu accès à des bâtiments exceptionnels rue Laplace pour faire des photos au sténopé. Ils seront détruits la semaine prochaine. Je passe devant avec nostalgie pour entrer dans des ateliers qui m’ont fascinée.
En 1988,les ateliers de Monsieur
Lorenzi restauraient les statues de l’Assemblée Nationale et je les regardais lorsque j’allais au RER. Monsieur Lorenzi est mouleur d’art. J’ai hâte d’enfin le rencontrer. Nous parlons d’Arcueil, de l’usine dans laquelle je vivais, là, juste derrière. La mairie lui a proposé d’y emménager l’année dernière. On parle de Susse, le fondeur qui est à côté. On papote, on papote en marchant dans les ateliers. L’odeur de résine me rappelle mon jeu “inclusion 2000” que j’avais reçu pour mes 12 ans. Bref, un peu shootée et heureuse, nous commençons les photos. Quel plaisir !

17:00 – Allez, un dernier effort !  Direction place Gambetta dans le 20ème. Brocante et magasin de vêtements pour enfants. Un Zèbre au Grenier est hors du temps et je suis surprise par le nombre de personnes qui viennent échanger des vêtements, en acheter. J’écrase une larme devant un “pollux” d’occasion et repense brièvement à Margotte. Je branche Aurelia sur les photos de mon amie Bénedicte sur les doudous et redescend dans la plaine, just a lonesome photographer😉

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